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Les dessous troublants de la SDC du Petit-Maghreb : une affaire de “club algérien” ébranle le quartier

Le quartier du Petit-Maghreb, situé entre Pie-IX et Saint-Michel, a récemment été secoué par des révélations sur les dessous de la Société de développement commercial (SDC) du Petit-Maghreb. Des accusations de tentative de spoliation et de manque de transparence ont été portées contre un groupe d’Algériens à la tête de l’organisation. Les 120 commerçants du quartier, représentant plusieurs nationalités, considèrent le conseil d’administration de la SDC comme un “club algérien”. Les révélations soulèvent des questions sur l’avenir de cette zone multiculturelle et la nécessité de créer une nouvelle organisation représentative et transparente.

Composition controversée du conseil d’administration de la SDC du Petit-Maghreb

Le conseil d’administration de la SDC du Petit-Maghreb est composé de quatre commerçants algériens et de cinq autres membres, qui n’ont aucun lien direct avec les 120 commerçants du quartier. La situation suscite des inquiétudes quant à la représentativité et la transparence de l’organisation. Le conseil d’administration de la SDC du Petit-Maghreb est composé des membres suivants :

  • Toufik Lallouche, Président de la SDC et de l’Organisme Du Pont Vert Algéro-Canadien – OPVAC
  • Wassila Laouri, Trésorière de la SDC et propriétaire de la Boulangerie-pâtisserie La Parisienne.
  • Noureddine Mihoubi, Administrateur de la SDC et propriétaire de Kenzy Sports.
  • Rabah Louhichi, Administrateur de la SDC et propriétaire de la Boucherie Almarai.
  • Amel Zohra Adour, Vice-présidente de la SDC et épouse de Toufik Lallouche.
  • Rafik Bentabbel, Secrétaire de la SDC et avocat junior chez Bélanger Paradis Avocats inc.
  • Rukan Eren, Administrateur de la SDC et Comptable-Fiscaliste au chômage d’après son compte LinkedIn.
  • Tina Sebti, Administrateur de la SDC et Commercial Account Manager chez la BDC.
  • En outre, Mehdi Houhou, le directeur de la SDC, est président de la Jeune chambre de commerce algérienne du Canada (JCCAC) et perçoit un salaire de 50 000 $ de la Ville.

La création de la SDC dans l’ombre :

La création de la SDC a été orchestrée par un groupe restreint d’Algériens, sans consulter les autres commerçants du quartier. La réunion constitutive s’est tenue en ligne en plein confinement, ce qui soulève des questions sur la légitimité du processus. La trésorière de la SDC, Wassila Laouri, a confirmé que la réunion constitutive s’est tenue sur Zoom en plein confinement dû à la COVID-19, une situation jugée inacceptable par les commerçants.

Accusations de malversations et de manque de communication :

Plusieurs commerçants du Petit-Maghreb accusent les dirigeants de la SDC de sur facturation, d’escroquerie et de mauvaise gestion des projets. Ils déplorent également l’absence de communication avec les commerçants depuis la création de la SDC.

Le rejet de la “spoliation” par les commerçants :

Les commerçants du Petit-Maghreb, y compris des Algériens, ont rejeté cette tentative de spoliation et ont lancé une pétition pour la dissolution de la SDC. Le scrutin référendaire, tenu le 7 mai 2023, a abouti à une majorité en faveur de la dissolution, ce qui souligne le mécontentement général face aux agissements de l’équipe actuelle.

Vers une nouvelle organisation représentative et transparente :

Le Petit-Maghreb fait face à un tournant décisif pour son avenir. Les commerçants et les résidents du quartier doivent se mobiliser pour créer une nouvelle organisation représentative et transparente qui soutienne véritablement le développement économique et culturel du quartier.

Restaurer la confiance et la cohésion au sein du Petit-Maghreb :

Il est essentiel que les acteurs locaux travaillent ensemble pour mettre en place un nouveau modèle de développement tenant compte des besoins et aspirations des commerçants. Un dialogue ouvert et inclusif est nécessaire pour construire une vision commune du futur du Petit-Maghreb et définir les actions concrètes à entreprendre.

Les révélations sur les dessous de la SDC du Petit-Maghreb et la dissolution de l’organisation suite au scrutin référendaire du 7 mai 2023 ont mis en lumière les tensions et les défis auxquels fait face ce quartier multiculturel. Les commerçants et les résidents du Petit-Maghreb doivent maintenant se mobiliser pour créer une nouvelle organisation représentative et transparente qui soutienne véritablement le développement économique et culturel du quartier.

Engager les différentes communautés dans la gouvernance du futur organisme :

Pour éviter les erreurs du passé, il est crucial que la future organisation implique les commerçants de toutes les nationalités présentes dans le quartier du Petit-Maghreb. Cette diversité culturelle doit être considérée comme une richesse et une force pour le développement du quartier.

Renforcer la transparence et l’éthique dans la gestion des projets :

Les dirigeants de la future organisation doivent adopter des pratiques de gestion transparentes et éthiques. Les projets et les dépenses devront être soumis à un contrôle rigoureux et faire l’objet de consultations auprès des commerçants concernés.

Promouvoir l’identité multiculturelle et le dynamisme du Petit-Maghreb :

Enfin, la nouvelle organisation devra travailler à la promotion de l’identité multiculturelle du quartier et à la mise en valeur de ses commerces. Des actions culturelles, festives et commerciales pourront être organisées afin d’attirer de nouveaux clients et d’encourager la cohésion sociale entre les différentes communautés du quartier.

Les défis sont nombreux pour le Petit-Maghreb, mais la mobilisation de ses habitants et commerçants pourrait permettre de surmonter les obstacles et de bâtir une nouvelle organisation qui reflète la diversité et le dynamisme du quartier. La dissolution de la SDC du Petit-Maghreb offre ainsi une opportunité de repartir sur des bases saines et de construire ensemble un futur prospère pour tous.

Dr. El Amine SERHANIhttp://www.origines-hebdo.ca
El Amine SERHANI, est journaliste, membre de l’Association Canadienne des Journalistes depuis le 16 novembre 2020 sous le numéro de membre : 57044868. Au-delà de sa formation universitaire, il a suivi une formation dans le journalisme au centre CNFDI - Groupe JPL, Etablissement privé déclaré auprès du Ministère de l'Education nationale en France et membre de la Fédération Européenne Des Ecoles (FEDE) et ce depuis le 19 octobre 2020 ainsi qu’à HEC en marketing digital. L'expérience du journaliste et grand reporter de El Amine, a commencé dans le cadre du journal des étudiants à l’âge de 19 ans à l’Université Mohamed V, l’Université Hassan II et l’école française des affaires au Maroc ainsi que dans l’hebdomadaire « le Canard Libéré » entre 2008 et 2010. Il a continué depuis 2010 en rédigeant des centaines de rapports et papiers établis dans plus de 134 pays, parmi lesquels la rédaction et l’édition de 14 livres sur les thèmes suivants : Rituels et traditions marocaines, promotion territoriale, économie numérique, etc. Dr.SERHANI, finalise une grande étude sur la communauté marocaine établie au Québec, sur la base d’entretiens de plus d’une heure, menés avec plus de 1600 personnes de cette communauté. Depuis fin décembre 2018, Dr. SERHANI, a créé un média communautaire dédié à la diaspora marocaine établi au Canada en trois langues et sur plusieurs supports (Papier, web, mobile et les réseaux sociaux), appelé « Origines ». El Amine SERHANI, avait assuré pendant plusieurs années des missions comme consultant international auprès du Centre International du Commerce (une agence de l’ONU et l’OMC) et auprès des agences et programmes de l’union européenne. Depuis 2008, il est Président élu de la Fédération Nationale de l'Économie numérique Marocaine, et il aura collaboré avec une centaine d’instances diplomatiques marocaines dans plus de 87 pays dans les quatre coins du monde.
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